General presentation of the work
The video A Fainter Earth sits at the interface of creative media and artistic disciplines.
It uses two ink-on-paper works as its visual source material. Like all my pictorial work, these were painted through the transmission of sound energy into the brushstroke.
Sounds extracted from the musical piece that gave rise to the ink works are filtered, modulated, and transformed using electroacoustic techniques to create an original composition that serves as the video's matrix. As in my painting, where listening guides the gesture and thus what is made visible, sound acts as the film's organic and guiding principle: the musical composition—shifting, spectral, and evolving—determines the editing rhythm and shapes the metamorphoses of black and white.
The original ink works undergo experimental video processing. They are then only faintly discernible: their texture surfaces, the shades of black and white define the contrasts, yet organic digital alterations transform them into fractal undulations, liquid nebulosities, and shifting angular configurations. The materiality of paper and ink merges with digital interference.
The result is an acoustic-visual mise en abyme: sound engenders the pictorial gesture, ink becomes filmed matter, and the transmuted sound modulates the evolving temporality of the image.
Présentation générale de l’œuvre
La vidéo A Fainter Earth (Une Terre Incertaine) se situe à l'interface entre les médiums de création et les disciplines artistiques.
Elle utilise pour matière première visuelle deux encres sur papier. Comme l'ensemble de mon travail pictural, celles-ci ont été peintes par transmission de l'énergie sonore dans le trait de pinceau.
Dans l'œuvre musicale qui a fait naître ces encres sont prélevés des sons qui sont filtrés, modulés, transformés par des procédés électroacoustiques pour élaborer une composition originale : celle-ci deviendra la matrice de la vidéo. Comme dans ma peinture où l’écoute guide le geste et donc ce qui est rendu visible, le son constitue le principe organique et directeur du film : l'écriture musicale, mouvante, spectrale et évolutive, détermine le rythme du montage et oriente les métamorphoses du noir et blanc.
Les encres originelles font l’objet de traitements vidéo expérimentaux. Elles ne sont plus alors décelables que de façon allusive : leur texture affleure, les nuances de noir et de blanc orientent les contrastes, mais des altérations numériques organiques les mutent en ondulations fractales, nébulosités liquides, angulations mouvantes. La matérialité du papier et de l’encre se fond dans les interférences digitales.
Il en résulte une mise en abyme acousticovisuelle : le son engendre le geste pictural, l’encre devient matière filmée, et le son transmué oriente la temporalité évolutive de l’image.