MUSIQUE

PARCOURS MUSICAL :

2012 - EP Fire Lady
2016 - LP Of Birdland



Adolescent incandescent, William-Josh Beck tempérait ses brasiers intérieurs en s'immergeant dans la coldwave, le psychédélisme et les romans gothiques anglais, rêvant aux escaliers de secours du Greenwich Village où Dylan, Judy Collins et Joan Baez firent leurs débuts.
Mais si les ballades de ces derniers résonneront plus tard dans son écriture, il leur préférait secrètement des héros plus discrets, tel Townes Van Zandt, dont on retrouvera la mélancolie brute et élégante dans ses propres compositions.
Puis ce furent des années à parcourir le globe et à aiguiser son regard, traversant l'Inde du Sud écrasée par le soleil, les rues lumineuses de Louisiane, la côte battue par les vents de la Nouvelle Angleterre et les forêts infinies de la Scandinavie. Au fil de ces voyages, nourri d'images et de sons, sa propre musique, obstinément, creusait son sillon, imperturbable.


Pour écrire et composer son deuxième disque, OF BIRDLAND (2016), William-Josh Beck raconte qu'il est resté longtemps habité par la phrase énigmatique qui ouvre la chanson d'Elliott Smith, Condor Avenue. C'est sur cette mystérieuse obsession qu'il a tissé huit titres qui font la part belle aux instruments acoustiques. Précises et intuitives, ses compositions ont un caractère hypnotique et singulièrement sensuel, équilibrées par le grain dense et nuancé de sa voix.
Ce son particulier, naturel et chaud, accompagne des histoires cruelles et troublantes mêlant rencontres manquées et retrouvailles hantées. Comme dans les tragédies shakespeariennes, les spectres surgissent et modifient à jamais l'existence de ceux qui ont consenti à leur disparition.
Par leur texture suggestive, les chansons de William-Josh Beck font avant tout naître des sensations. C'est la peau brûlée par le soleil de l'Ouest américain, le regard ébloui par la blancheur des icebergs de contrées inexplorées, l'odeur âcre de l'asphalte des cités, les flots sombres et froids de l'oubli où se noient les amants délaissés...
On imagine les titres de William Josh Beck nous accompagner dans un long road trip à travers les paysages désenchantés d'une Amérique passée au filtre de ses nourritures spirituelles (les images de Gus Van Sant, Wim Wenders, Jim Jarmusch). Ainsi, dans la voiture qui filerait à toute allure sur les routes poussiéreuses, croisant les enseignes clignotantes des motels et des stations-service désaffectées, on s'attendrait à chaque instant à voir surgir la silhouette spectrale d'une fille dont le visage nous échappe à jamais. Alors nous monterions le volume de l'autoradio…

LP Of Birdland (2016) / Distribution digitale : Zimbalam/Tunecore / CD disponible sur http://www.williamjoshbeck.bandcamp.com


Dans ce projet, William-Josh Beck a notamment travaillé avec Hugues Lassere (Contrebasse / Opus Swing trio), Amicie Ganvert (Violoncelle / Orchestre symphonique de Mulhouse), Juliette Divry (Violoncelle / Mermonte, Bubbey Maise), Sylvain Texier (Batterie / The Last morning soundtrack, Ô Lake).

Il a également réalisé le clip du single de l'album :
 
OPHELIA (2016)

Tourné à Tokyo et Kyoto au printemps 2015
Réalisé par William Josh Beck





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En 2011, autour d'un songwriting délicat  teinté de folk américain, William-Josh Beck dévoilait dans son premier disque, FIRE LADY (2012) la cartographie très personnelle d'un artiste folk à l'érudition sensible, qui sait allier avec classe arrangements intemporels et mélodies addictives.
Epicées d'une touche d’old time music et d’americana, les chansons de William-Josh Beck tissent au fil de cet EP de petits contes étranges, cruels ou romantiques : histoires rocambolesques de crimes et de trahisons, d’amour et de solitude, miniatures pulp et petites tragédies en un acte… Voyageant à bout de souffle des espaces sauvages du Far West au Sud américain, naviguant de rivages troubles jusqu’au coeur du tumulte urbain, son écriture marque la rencontre du songwriting des 60’s (Townes Van Zandt) et de l’antifolk franco-new-yorkais (Herman Düne).
Portés par une voix aérienne et envoûtante, conjugant guitare folk, banjo et contrebasse, les concerts de William-Josh Beck emmènent sans détour l'auditeur d’une énergie rock unplugged (16 Horsepower, Old crow medicine show) à une délicatesse héritée du folk anglo-saxon d’hier et d’aujourd’hui de Tim Buckley à Laura Marling.

EP Fire Lady 5 titres / Distribution digitale : Zimbalam/Tunecore / CD disponible sur http://www.williamjoshbeck.bandcamp.com


Fire Lady a été salué par la critique régionale -album du mois sur Bret's Zik, Radio Campus.
William-Josh Beck a été finaliste en 2012 du tremplin Mozaïc Bretagne.
Faisant partie des dix artistes les plus prometteurs de 2012, en 4ème position, dans le classement établi par le Mensuel de Rennes, l'EP Fire Lady est notamment plébiscité par Wax Tailor et JD Beauvallet des Inrocks, membres du jury.